Management et intelligence émotionnelle

L’Intelligence Emotionnelle (IE) une compétence clé selon le WEF de Davos

Selon le Forum économique mondial (World Economic Forum) de Davos 2017,  l’intelligence émotionnelle (IE) fait partie des dix compétences clés pour réussir professionnellement à l’horizon 2020. 
« L’IE est la capacité de comprendre, de gérer et d’utiliser ses propres émotions et celles des autres.

L'intelligence émotionnelle, une future compétence clé

Nous lisons de plus en plus ici ou là l’importance de s’intéresser à l’IE dans le monde du travail mais je trouve que c’est encore trop peu relayé et surtout loin d’être assez suffisant vu l’impact de la non gestion des émotions sur la QdP (Qualité de Présence) des collaborateurs, leur niveau d’engagement, les relations humaines et leur niveau de bien-être donc la santé.
Dirigeants, Responsables RH  cet s’article s’adresse à vous, l’enjeu est de taille et les bénéfices bien au delà de vos espérances.

Le rapport du Forum Économique Mondial 2017, intitulé « L’avenir de l’emploi », révèle qu’en 2020, plus du tiers des compétences qui sont considérées comme importantes dans la main-d’œuvre actuelle auront changé. ». Le développement de nouvelles compétences : voilà le prochain grand défi des entreprises à travers le monde.

Comme nous le montre ces infographies, tirées du rapport, l’intelligence émotionnelle, déjà évoquée, en 2015 gagne 4 places dans le classement des 10 compétences clés à développer d’ici 2020.

2018 se termine presque déjà et encore trop peu de dirigeants, de managers, de salariés en font une priorité. Les émotions sont pourtant au centre de nos modes d’inter-actions avec notre environnement qu’il soit professionnel ou personnel. Nous ne réagissons à une situation que par le prisme de nos émotions. Nous ne communiquons qu’au travers nos émotions. Impossible donc, ne pas apprendre à les prendre en considération. 
Cela devient même pour moi LA grande priorité, l’enjeu de demain si nous voulons fluidifier nos relations, mieux exploiter nos potentiels, si nous voulons apprendre à nous respecter, à mieux nous comprendre et évidemment à mieux comprendre les autres et donc mieux communiquer pour être au service de notre bien-être.

L'intelligence émotionnelle (IE), qu'est ce que c'est ?

Tout commence un jour en 1995 où Daniel Goleman – Docteur en psychologie – restitue ses travaux de recherche sur le sujet dans son livre L’intelligence émotionnelle Tome 1. Séisme scientifique, il affirme : « le QI n’est pas suffisant pour définir l’intelligence d’une personne car il néglige une part essentielle du comportement humain : les réactions émotionnelles ».
En 1998 il continue avec le Tome 2 « Travailler avec son intelligence émotionnelle »

Pour lui, il y a donc deux intelligences : l’intelligence intellectuelle (définie par le QI et nos capacités purement cognitives) et l’intelligence émotionnelle.

« L’IE désigne notre capacité à reconnaitre nos propres émotions et celles des autres, à nous motiver nous-mêmes et à bien gérer ce qui se vit en soi et dans nos relations avec autrui » (Daniel Goleman).

C’est indéniable, nous le vivons tous à un moment ou à un autre dans nos semaines, nos émotions influent sur notre capacité à nous maîtriser face à des situations complexes, sur notre motivation, notre intégrité, mais surtout sur nos relations avec les autres. Ainsi, l’IE est essentiel pour bien communiquer, savoir tisser des liens et s’épanouir dans la société.

Cartes du corps présentant les zones où les sensations ressenties s’accroissent (couleurs chaudes) ou s’atténuent (couleurs froides) pour une émotion donnée. (Actes de la National Academies of Sciences)
Cartes du corps présentant les zones où les sensations ressenties s’accroissent (couleurs chaudes) ou s’atténuent (couleurs froides) pour une émotion donnée. (Actes de la National Academies of Sciences)

L'intelligence émotionnelle (IE), ça s’apprend ?!

Il faudrait bien plus qu’un simple article pour vous apprendre en détails à développer votre IE et vous expliquer comment la rendre accessible à vos collaborateurs. J’ai donc décidé de vous faire simplement une synthèse des aptitudes clés qu’il faut s’approprier pour développer son IE.

Elles se regroupent en trois familles : émotionnelles, cognitives, comportementales.

Aptitudes émotionnelles

Aptitudes cognitives

Aptitudes comportementales

Identifier et nommer ses émotions 
Evaluer l’intensité de ses émotions
Réduire ses tensions mentales ou corporelles   
Comprendre ses émotions et savoir les gérer
Exprimer ses émotions
Retarder la satisfaction de certains désirs 
Déjouer ou apaiser certaines pulsions, savoir d’en détacher

Autodiscussion – tenir un « discours intérieur » avec plus de discernement 
Savoir envisager plusieurs angles de vue et développer sa flexibilité mentale
Développer son contrôle attentionnel 
Face à un problème, savoir envisager des solutions et prendre des décisions au contact de son intuition
  Développer un état d’esprit positif
Comprendre le point de vue de l’autre
Comprendre les normes comportementales (ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas)
Avoir une bonne conscience de soi comme avoir vision équilibrée de ce que nous sommes (estime et confiance en soi), et avoir une bonne perception de son schéma corporel (dans le temps et dans l’espace)

Non verbales : visages, voix, geste en face avec ce que l’on veut dire

Verbales : savoir communiquer, écouter, savoir tisser des relations authentiques et respectueuses, savoir réagir avec tact face aux critiques. Savoir réguler les conflits

Intelligence émotionnelle

L'intelligence émotionnelle (IE) au service de la performance au travail

« Une entreprise émotionnellement intelligente doit savoir constamment réguler les éventuelles contradictions qu’elle communique entre les valeurs dont elle se réclame et celles qu’elle  applique ou qui s’appliquent au quotidien  en son sein ». Daniel Goleman

L’enjeu est de taille : conflits relationnels, désengagement sous couvert de démotivation, absentéismes chroniques, critiques répétées, freins au changement, etc…, sont autant de signes qui révèlent les nœuds émotionnels que vivent les individus au sein de leurs collectifs de travail et donc les entreprises dans leur ensemble.

Sonder les états émotionnels des collaborateurs est donc belle et bien un très bon indicateur de l’état de santé de l’entreprise, cette évaluation permet sans détour de mesurer les chances de réussite de telle ou telle stratégie de changement ou de tel ou tel défi de développement.

Un salarié équilibré dans sa dynamique émotionnelle est un salarié qui saura s’engager, être fiable, fidèle, consciencieux, agile, productif et responsable. Performance au travail et intelligence émotionnelle sont donc intimement connectées, interdépendant.

Depuis plusieurs années maintenant c’est le cœur de mon activité : dénouer, clarifier, apaiser la sphère émotionnelle de collaborateurs, d’individus et les entraîner à développer leur IE pour leur permettre : de dépasser les situations difficiles auxquelles ils sont confrontés, de construire des relations saines et équilibrées et d’agir durablement au service de leur bien-être.

Sources: L’intelligence émotionnelle – Intégrale – Daniel Goleman – ed. J’ai lu

Vous avez une problématique, elle est forcement liée à la Qualité de Présence !

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